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Notre planète Terre

 Parvenu à la pointe de l’évolution, l’homme a scruté le ciel. Il a marché sur la lune et s’y est laissé gagner par une profonde nostalgie. Exilé dans les déserts sans fin d’un monde sans vie, il s’est retourné vers la Terre, émerveillé !

Émerveillé de découvrir son incomparable beauté lorsqu’elle se lève à l’horizon, sur les plaines cabossées et chaotiques de la Lune.

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Majestueux joyau d’azur, ourlé d’un manteau de nuages, formant une ouate d’un blanc éclatant. Contraste saisissant entre l’obscurité absolue du cosmos et cette planète brillante et irisée qui a connu l’insigne privilège d’engendrer la vie.

 
Le clair de Terre a fasciné les cosmonautes. Beauté époustouflante, contraste violent entre les couleurs vives de notre demeure et le noir profond de l’infini. Prise de conscience soudaine de la relation qui nous lie à tous les êtres vivant sur cette Terre.

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Il n’est pas nécessaire de s’arracher à la pesanteur pour connaître les grandes émotions de l’âme, l’ineffable contact avec l’infini. Ce que les cosmonautes ont vécu, chacun de nous peut le vivre, aujourd’hui ou demain. Nos descendants continueront de contempler la splendeur de couchers de soleil sur la planète bleue, unique oasis de l’univers. Les océans continueront d’ourler les continents de leurs rouleaux d’écume, rappelant cet autre privilège de la terre : une eau généreuse et abondante.


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On s’émerveillera toujours devant la somptueuse beauté de notre planète mère, dénudée comme dans les grands déserts, chichement vêtue comme dans les steppes arides ou somptueusement parée comme dans l’épaisse toison des forêts équatoriales.

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Cette splendeur émouvante et incroyable est notre bien commun le plus précieux. Nul ne peut se l’approprier. La brise délicate du printemps qui enivre de ses caresses les fins matins d’avril, le rougeoiement du soleil lorsqu’il décline à l’horizon, la face hilare de l’astre des nuits qui offre tantôt sa joue droite, tantôt sa joue gauche, et plus chichement son visage entier, la douceur d’un soir d’été rythmé par le crissement des cigales, embaumé de senteurs d’herbes et d’humus, l’odeur des fenaisons après la pluie, cette faune et cette flore foisonnantes…, ce qu’il y a de plus beau et de plus précieux en ce monde ne nous appartient pas.

 

Il nous appartient en revanche de le conserver jalousement comme un trésor, comme le patrimoine collectif inviolable de l’humanité. Héritée de nos pères et des pères de nos pères, c’est la mission qui nous a été confiée, à l’aube des millénaires. Le jardinage d’une terre confiée aux hommes en usufruit et non pour qu’ils la détruisent. Cette antique alliance de l’homme et de la Terre, scellée par tous les dieux de toutes les religions dans leur promesse à tous les hommes de tous les temps, il faut  la respecter.